lundi 10 décembre 2012

Vidéo - fin du projet -


Après de nombreuses séances de montage sur Final Cut Pro, voici enfin ma vidéo terminée.

Je dois dire que j'ai appris à me servir de ce logiciel au fil des séances,
n'étant pas à mon sens très simple d'utilisation, je m'y suis parfois prise
à plusieurs fois avant d'obtenir le résultat que j'attendais.

Ensuite, ayant fait le montage toute seule, je ne me suis pas bien rendue 
compte de certains points. Notamment concernant la réception de la vidéo. 
Celle-ci est apparemment difficile à comprendre. J'admets que mes transitions 
sont brutales et qu'elles peuvent 'choquer' l'oeil du spectateur.

En revanche, je soutiens le fait que m'a vidéo est à l'image du livre que j'ai
choisi autrement dit : sans lien logique, où l'absurdité y est maître.

 Finalement, n'est-ce pas la meilleure présentation que je pouvais donner de La princesse Angine ?




Au sujet du déroulement de mon projet, en relisant mon idée de départ, je constate que je ne m'en suis pas trop éloignée, malgré certaines déception de tournage, la vidéo correspond - en tout cas dans son esprit et dans ce qu'elle fait passer - à ma volonté de départ.
 Voici un extrait de ma fiche projet, disponible sur le forum nakajima.lebonforum.com :

"Mon projet portera sur le livre de Roland Topor La princesse Angine. Je viens de terminer ce livre qui m'a tout de suite donné des idées pour le projet. 
Ce livre date de 1967 et il vient juste d'être réédité. Le personnage central du livre est celui d'Angine, une petite fille au tempérament bien trempé qui baigne d'un univers où l'imaginaire est mêlé à l'absurde. C'est pourquoi j'ai immédiatement pensé à 
Alice aux pays des merveilles de Lewis Caroll et à l'atmosphère qui en découle. De la même manière, La princesse Angine s'apparente à un conte noir et tendre "hors du temps".

Pour l'interview, je pense interviewer une amie à qui le livre à de grandes chances de plaire. Je lui ai déposé le livre cette semaine, elle est entrain de le lire. En partageant nos réactions, nous travaillerons sans doute le texte ensemble.
Dans ma vidéo je désire reproduire l'ambiance du livre, de par le visuel et le son. Pour la voix off, j'espère trouver une personne dotée d'une forte personnalité qui serait apte à traduire le petit grain de folie dont est porteur le livre."

  Pour conclure ce petit projet, ce fut été un véritable challenge dans le sens où il a fallu réfléchir à comment procéder de bout en bout. 
Je me suis aperçue qu'au coeur de la création artistique, il y a les échanges. Que ceux-ci donnent naissance à une collaboration porteuse de fruits, rendant le projet digne dans le sens où il a été traversé par différents regards et différentes personnalités, en découle sa richesse.



mardi 13 novembre 2012

Inspiration

Dimanche dernier je me suis rendue à une performance dans le cadre du festial "Musiques Démesurées" qui se tient à Clermont du 8 au 28 novembre. Il s'agissait d'une déambulation sonore, qui a eu lieu de 10h à 12h.
Sur place, j'ai été vraiment inspirée par les performances, la plupart à l'univers onirique. C'est pourquoi j'ai demandé l'autorisation de filmer, dans le but d'utiliser les images pour ma vidéo.

Voici le déroulement de la matinée :

-10h duo de thérémines
auditorium Chabrier
Jimmy Virani et François Arbon

-10h30 Living Room music John Cage
salle Rameau
Fanny Pillet, Marie Laure Franc, Laura Fernandez, Aurélie Casalegno

-11h Performance partitions graphiques et ventilation
salle d'expo Camille Claudel
Philippe Caillot installation d'Etienne Bultingaire

-11h30 Wind Shadows, Alvin Lucier pour trombone et sinusoïdes 
salle Camille Claudel
Thierry Madiot

O'Kazou / collectif la440 ont servis de guide....


Ci-dessous, l'affiche du festival :


 affiche festival musiques démesurées
« Pour détester la musique contemporaine, il faut la connaître. Ainsi, on pourra la détester plus intelligemment. Ou bien l’aimer.... ». Léonard Bernstein


mardi 6 novembre 2012

Echo surréaliste



Le texte qui suit est un texte d'Henri Michaux,  dont le sens équivoque, laisse place à de nombreuses interprétations et connotations. Il est selon moi bien à même de traduire la tonalité absurde de La Princesse Angine.
Il a été publié dans le recueil Lointain intérieur datant de 1938.






L'ANIMAL MANGE SERRURE

Dans les couloirs de l'hôtel, je le rencontrai qui se promenait avec un petit animal mange-serrure. Il posait le petit animal sur son coude, alors l'animal était content et mangeait la serrure.
Puis il allait plus loin et l'animal était content et une autre serrure était mangée. Et ainsi de plusieurs et ainsi de quantité. L'homme se promenait comme quelqu'un dont le "chez soi" est devenu plus considérable. Dès qu'il poussait une porte, une nouvelle vie commençait pour lui.
Mais le petit animal était si affamé de serrures que son maître devait bientôt ressortir à la recherche d'autres effractions, si bien qu'il trouvait peu de repos.
Je ne voulus pas faire alliance avec cet homme, je lui dis que moi ce que je préférais dans la vie, était de sortir. Il eut un regard blanc. Nous n'étions pas du même bord, voilà tout, sans quoi j'aurais fait alliance avec lui, il me plaisait sans me convenir.



samedi 3 novembre 2012

Zoom sur...Terry Gilliam



  Terrence Vance "Terry" Gilliam est né en 1940 dans le Minnesota. Acteur, dessinateur, scénariste et ancien membre des Monty Python.
Il est à l'origine des singularités visuelles des différentes œuvres de la troupe.
Réalisant des animations très originales, proches du dadaïsme, basées sur des collages de différentes inspirations graphiques, notamment des gravures victoriennes. Ces animations relient les sketches entre eux et rendent leur production immédiatement reconnaissable.

Lorsque les humoristes franchissent le pas du grand écran, c'est lui qui signe la direction artistique. Il coréalise Monty Python, sacré Graal et conçoit le générique animé de Monty Python, la vie de Brian. Il est aussi le réalisateur du prologue du Sens de la vie.

Son premier film Jabberwocky, date de 1977.
A partir des années 1980, Gilliam développe des films d'un genre nouveau, dans lesquels la loufoquerie n'est jamais loin de la paranoïa : Bandits, bandits revisite l'Histoire, Brazil, anticipation proche d'Orwell et de Kafka, ou encore Les Aventures du baron de Munchausen, pendant merveilleux de son univers.

Après les déboires de son projet avorté L'Homme qui tua Don Quichotte, il réussit à mener deux projets quasiment en simultané avec Tideland et Les Frères Grimm, dans des genres très différents. Malgré le décès d'Heath Ledger en plein tournage, le cinéaste maudit parvient à terminer son Imaginarium du docteur Parnassus et le présente hors compétition au Festival de Cannes en 2009.

Habitué à des films ambitieux, Terry Gilliam trace les contours d'une filmographie baroque, onirique et profonde, qui abonde de sens cachés.

samedi 27 octobre 2012

Résonances

  Ma lecture de La princesse Angine a suscité de multiples impressions, principalement en raison de son côté absurde.
Les références qui suivent transcrivent ma propre subjectivité, comprenant mon bagage culturel et ma sensibilité, ceux-là au moment précis de ma lecture. C'est pourquoi il me semble important de les partager ici.
 En aucun cas il ne s'agit d'établir des parallèles irrévocables, mais bel et bien de traduire un sentiment personnel sur la lecture de ce livre, en vue d'établir des correspondances avec la vidéo à créer.

Voici la liste (que je complèterai au fur et à mesure) de projets d'artistes qui selon moi ont une ressemblance dans le fond et/ou dans la forme, avec La Princesse Angine de Roland Topor.

  •  Alice aux pays des merveilles, de Lewis Caroll évidemment, principalement pour la figure de l'héroine, celle d'une petite fille dont la dualité se fait sentir de par sa candeur, qui s'oppose à son esprit d'analyse et sa maturité. De plus, l'enchainement de situations absurdes chez Caroll se retrouve bien dans le livre de R. Topor.

  • La version animée Alice du réalisateur surréaliste tchèque Jan Svankmajer pour la noirceur.

  • Les travaux de Terry Gilliam (croquis) et plus précisement deux de ses longs métrages : Tideland (2005) dont l'héroine est une petite fille égarée, et L'imaginarium de Dr Parnassus (2009) pour l'aspect pèlerinage.



Je vous invite à réagir, si vous avez d'autres noms d'artistes ou références en tête à faire partager !

mardi 23 octobre 2012

Résumé du livre






En plus d'être une maladie, Angine est une petite fille, une princesse qui a perdu le royaume de ses parents aux mains des ennemis pour aller se réfugier chez son oncle. Elle taille la route à bord d'un camion-éléphant vantant les bienfaits du thon à l'huile, accompagnée par le Duc des Vitamines, son fidèle chancelier, très alcoolique et un peu poète. 

En chemin, elle rencontre Jonathan qui embarque avec eux pour un long trajet (Lourdes, La Mecque, Jérusalem) dont le but est de mettre la main sur cet oncle introuvable. Mais une princesse et son trésor ne peuvent que susciter les convoitises...

mardi 9 octobre 2012

Roland Topor : un artiste aux multiples facettes


Génie de l'humour noir et de l'impertinence, Roland Topor (1938-1997) fut à la fois écrivain, scénariste, dessinateur et affichiste.

Fils du peintre d'origine juive polonaise Abram Topor, ce dernier lui transmet le goût des arts. Etudiant à l'Ecole des beaux-arts de Paris de 1955 à 1964, le jeune homme publie ses dessins dans la revue d'avant-garde Bizarre puis dans le magazine satirique Hara-Kiri, dont il partageait le culte de l'humour noir, décapant et cynique.

Relativement méconnue, son œuvre littéraire compte néanmoins un nombre important de romans dont Les Masochistes ou Le Locataire chimérique, adapté au cinéma par Roman Polanski en 1976.

Avec son ami et complice Jean-Michel Ribes, il monte le projet 'Marquis' en 1989, une reconstitution libre et audacieuse de la vie du marquis de Sade.




Génèse




Pourquoi Roland Topor ? Pourquoi pas.
Qui est-il ? Aucune idée.

A la découverte d'un auteur et de son oeuvre !