mardi 13 novembre 2012

Inspiration

Dimanche dernier je me suis rendue à une performance dans le cadre du festial "Musiques Démesurées" qui se tient à Clermont du 8 au 28 novembre. Il s'agissait d'une déambulation sonore, qui a eu lieu de 10h à 12h.
Sur place, j'ai été vraiment inspirée par les performances, la plupart à l'univers onirique. C'est pourquoi j'ai demandé l'autorisation de filmer, dans le but d'utiliser les images pour ma vidéo.

Voici le déroulement de la matinée :

-10h duo de thérémines
auditorium Chabrier
Jimmy Virani et François Arbon

-10h30 Living Room music John Cage
salle Rameau
Fanny Pillet, Marie Laure Franc, Laura Fernandez, Aurélie Casalegno

-11h Performance partitions graphiques et ventilation
salle d'expo Camille Claudel
Philippe Caillot installation d'Etienne Bultingaire

-11h30 Wind Shadows, Alvin Lucier pour trombone et sinusoïdes 
salle Camille Claudel
Thierry Madiot

O'Kazou / collectif la440 ont servis de guide....


Ci-dessous, l'affiche du festival :


 affiche festival musiques démesurées
« Pour détester la musique contemporaine, il faut la connaître. Ainsi, on pourra la détester plus intelligemment. Ou bien l’aimer.... ». Léonard Bernstein


mardi 6 novembre 2012

Echo surréaliste



Le texte qui suit est un texte d'Henri Michaux,  dont le sens équivoque, laisse place à de nombreuses interprétations et connotations. Il est selon moi bien à même de traduire la tonalité absurde de La Princesse Angine.
Il a été publié dans le recueil Lointain intérieur datant de 1938.






L'ANIMAL MANGE SERRURE

Dans les couloirs de l'hôtel, je le rencontrai qui se promenait avec un petit animal mange-serrure. Il posait le petit animal sur son coude, alors l'animal était content et mangeait la serrure.
Puis il allait plus loin et l'animal était content et une autre serrure était mangée. Et ainsi de plusieurs et ainsi de quantité. L'homme se promenait comme quelqu'un dont le "chez soi" est devenu plus considérable. Dès qu'il poussait une porte, une nouvelle vie commençait pour lui.
Mais le petit animal était si affamé de serrures que son maître devait bientôt ressortir à la recherche d'autres effractions, si bien qu'il trouvait peu de repos.
Je ne voulus pas faire alliance avec cet homme, je lui dis que moi ce que je préférais dans la vie, était de sortir. Il eut un regard blanc. Nous n'étions pas du même bord, voilà tout, sans quoi j'aurais fait alliance avec lui, il me plaisait sans me convenir.



samedi 3 novembre 2012

Zoom sur...Terry Gilliam



  Terrence Vance "Terry" Gilliam est né en 1940 dans le Minnesota. Acteur, dessinateur, scénariste et ancien membre des Monty Python.
Il est à l'origine des singularités visuelles des différentes œuvres de la troupe.
Réalisant des animations très originales, proches du dadaïsme, basées sur des collages de différentes inspirations graphiques, notamment des gravures victoriennes. Ces animations relient les sketches entre eux et rendent leur production immédiatement reconnaissable.

Lorsque les humoristes franchissent le pas du grand écran, c'est lui qui signe la direction artistique. Il coréalise Monty Python, sacré Graal et conçoit le générique animé de Monty Python, la vie de Brian. Il est aussi le réalisateur du prologue du Sens de la vie.

Son premier film Jabberwocky, date de 1977.
A partir des années 1980, Gilliam développe des films d'un genre nouveau, dans lesquels la loufoquerie n'est jamais loin de la paranoïa : Bandits, bandits revisite l'Histoire, Brazil, anticipation proche d'Orwell et de Kafka, ou encore Les Aventures du baron de Munchausen, pendant merveilleux de son univers.

Après les déboires de son projet avorté L'Homme qui tua Don Quichotte, il réussit à mener deux projets quasiment en simultané avec Tideland et Les Frères Grimm, dans des genres très différents. Malgré le décès d'Heath Ledger en plein tournage, le cinéaste maudit parvient à terminer son Imaginarium du docteur Parnassus et le présente hors compétition au Festival de Cannes en 2009.

Habitué à des films ambitieux, Terry Gilliam trace les contours d'une filmographie baroque, onirique et profonde, qui abonde de sens cachés.